Loyer, denrées, énergie…Les Sénégalais loin du bout du tunnel

Loyer, denrées, énergie…Les Sénégalais loin du bout du tunnel

La hausse des factures ainsi que celle imminente de la baguette de pain viennent rendre amer le quotidien des Sénégalais, qui sont déjà désabusés par les prix des denrées. A six mois de la fin du régime du président sortant, est-il permis d’espérer une baisse qui soulage les consommateurs ? En  tout cas, l’État a tenté

La hausse des factures ainsi que celle imminente de la baguette de pain viennent rendre amer le quotidien des Sénégalais, qui sont déjà désabusés par les prix des denrées. A six mois de la fin du régime du président sortant, est-il permis d’espérer une baisse qui soulage les consommateurs ? En  tout cas, l’État a tenté en vain. Les conseils, les mesures annoncées et les affiches qui ont d’ailleurs disparu des portes de certaines boutiques, ne restent que de mémoire chez le consommateur. Pendant ce temps, les prix de certaines denrées, à défaut d’être stables, sont en proie aux spéculations.

Un tour dans quelques échoppes permet de faire le constat.  Le sucre importé se vend à 1 100 francs Cfa voire 1 300 francs Cfa tandis que le sucre en poudre gravite autour de 700 francs Cfa. Il y a comme une spéculation. Le kilogramme de  sucre est pourtant de 600 francs Cfa à 575 francs Cfa. C’est écrit noir sur blanc dans l’une des rares affiches, trouvée cornée à l’entrée dune boutique.

Par ailleurs, aujourd’hui, les Dakarois ont à peine en  mémoire que le sac de riz brisé parfumé qui s’échange entre 22 000 francs Cfa et 23 500 francs Cfa dans des boutiques du quartier, leur revenait à moins de 20 000 francs Cfa. Le kilogramme du riz brisé indien, passé à 325 francs pousse aujourd’hui au-delà de ce prix.

Pourtant depuis, l’Etat a tenu des conseils, dégagé des mesures sans succès autant dans l’alimentation que dans la location. Le loyer, après deux tentatives en 2014 et en mars 2023, reste un casse-tête. Le problème reste entier. Bon nombre de Sénégalais se plaignent de la location. L’Etat a pourtant tout mis. L’un des derniers  rendez-vous de la consommation est le conseil national sur la consommation suivi des 11 mesures. Le ministre du Commerce, Abdou Karim Fofana fait de son mieux. Ses prédécesseurs n’ont pu mettre un terme aux spéculations. Alioune Sarr et Aminata Assomme Diatta ont bien engagé le bras de fer à la hauteur de leur possibilité. Aujourd’hui, Abdou Karim Fofana ! Les Sénégalais n’essuient toujours pas leurs larmes quand les prix les étranglent si mal qu’il devient difficile pour certains d’accéder aux denrées ou d’assurer correctement les trois repas quotidiens. A six mois de la fin de son régime, le président de la République, Macky Sall, n’a plus de leviers à actionner pour faire baisser les prix.

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