Crimes financiers français en Afrique : Eva Joli lave Robert Bourgi

Crimes financiers français en Afrique : Eva Joli lave Robert Bourgi

Contrairement à ce qui aurait été dit, l’ex-juge dans l’affaire Elf n’a jamais auditionné Robert Bourgi sur un dossier en rapport avec la corruption. C’est le démenti fait par Eva Joli, le 28 janvier dernier, en marge d’une table organisée dans le cadre de la journée Total de Mediapart. «Nous ne connaissons pas mais nous

Contrairement à ce qui aurait été dit, l’ex-juge dans l’affaire Elf n’a jamais auditionné Robert Bourgi sur un dossier en rapport avec la corruption. C’est le démenti fait par Eva Joli, le 28 janvier dernier, en marge d’une table organisée dans le cadre de la journée Total de Mediapart. «Nous ne connaissons pas mais nous sommes observés sans doute de loin. Je n’ai jamais convoqué Robert Bourgi dans mon cabinet. Non, jamais», lance celle qui est considérée comme une chantre de la lutte contre la corruption.

«Il faut qu’on se concentre aujourd’hui, pour que les projets d’exploration des énergies fossiles Total soient arrêtés. A cause des compagnies pétrolières, de leurs productions d’ignorance, à cause de leurs fausses sciences, de leur communication nous avons perdu 50 ans dans la lutte contre les réchauffements climatiques. Et c’est important d’y réfléchir et de comprendre comment cela s’est passé », poursuit l’ancienne juge d’instruction au pôle financier du tribunal de Paris.

«Eva Joli et moi sont apparemment de côté opposer mais au fond de moi-même je me sens très proche d’elle. Je tiens à dire une chose à mon niveau par moi rien n’a jamais transité par l’Elysée sous Nicolas Sarkozy. Au niveau des Etats africains, il n’y a plus rien qui a transité par moi en direction des hommes politiques français», précise pour sa part Robert Bourgi, catalogué comme le représentant de la «Françafrique». Ce dernier affirme que dans le cadre de la lutte contre la corruption en Afrique, rien n’est plus comme avant. En effet, beaucoup de choses ont bien changé dit-il, car, aujourd’hui, les journalistes sont beaucoup plus outillés et les systèmes de contrôle sont encore beaucoup plus valorisés. «Ils sont meilleurs», déclare Robert Bourgi.

«J’ai réfléchi trop tard, d’où mes déclarations en septembre 2011. Ça faisait un bout de temps que j’y pensais. Et j’ai voulu comme j’étais le dernier représentant de la Françafrique j’ai voulu que les choses sortent de ma bouche. Ayant travaillé près de 30 ans auprès du président Omar Bongo je me suis séparé de son fils Ali et j’ai épousé la cause des opposants gabonais parce que j’ai dit que les choses que je dénonçais se faisaient au détriment des populations africaines. Parce que quand vous allez au Congo Brazzaville que je connais bien, il n’y a pas d’hôpitaux, pas de dispensaires, pas d’école alors on pouvait construire une dizaine de dispensaires, d’écoles et faire des routes. C’est terrible», déclare la robe noire et spécialiste des questions africaines.

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